Pourquoi les Sims c'était mieux avant ?

Avertissement : article coup de gueule assez décousu livrant mon avis et mon ressenti sur la série et sa direction.

La série Les Sims a beaucoup perdu en passant du deux au trois puis au quatre. Par exemple, la création de quartier qui a été rendue impossible aux non-modder, changer de famille faisait perdre les récompenses, souhaits verrouillés et inventaire. Mais c'est surtout au niveau des consoles qu'on voit qu'il n'y a plus le droit de sortir des clous. Dans la version DS du 2 on se retrouve dans un désert (Zarbville, quartier présent dans la version PC, on y retrouve quelques personnage de cette version sur la version DS d'ailleurs, mais le tout est très différent tout de même), le système de « discussion » est totalement différent des autres versions que j'ai pu tester à ce jour (je liste plus bas), même le cœur du jeu n'est plus le même : on ne contrôle pas une famille qu'on fait vivre, mais on gère un hôtel, le tout avec le même genre d'humour qu'on peut retrouver dans l'opus sur PC. Tandis que dans la version NDS du troisième volet, on contrôle juste une famille, rien de vraiment différent de la version PC si ce n'est tout un tas de choses retirée du fait de la limitation technique de la console. Même les contrôle sont sensiblement les même, à la différence qu'on utilise un stylet et pas une souris. De même, à l'époque de la version 2 de la saga, chaque jeu sur chaque console était très différent. Par exemple sur PS2 on contrôlait læ sim directement et il y avait une sorte de mode histoire. Sur les version « Naufragés » c'était la même chose, chaque version était totalement unique (en dehors de la version PC qui était, hormis son mode histoire, une simple copie des Sims 2 mais transposé dans un autre environnement). La seule exception notable étant Les Sims Medieval qui apportait un système de jeu et une histoire sortant de la logique des autres jeux, comme l'avait fait les opus console du deuxième opus.

Concernant les versions PC, on a donc, comme je l'ai déjà dit, perdu beaucoup de potentiel concernant les quartiers (plus de build-a-city challenge possible sans une très grosse part de modding, et pas de quartiers personnalisés sans ça non plus). On a aussi perdu une partie de l'humour de la série, très absurde dans l'esprit selon moi. De même, les magasins ne furent pas réintroduits (bien que remplacé par les hôtels), ainsi que les créatures surnaturelles qui ne furent ajoutées que très tard dans les extensions. En parallèle des ajouts ont été fait et furent les bienvenus ; le système de traits pour la personnalité des sims, supérieur de loin au système utilisé précédemment, également le Create-a-Style qui permettait de faire l'équivalent d'un remesh directement dans le jeu et pour la quasi-totalité des objets. Le jeu souffrait en revanche d'un manque flagrant de travail sur l'optimisation et sur les bugs, notamment sur la nouveauté phare de la série : le monde ouvert et le mode histoire, qui finissaient tout deux par causer des bugs allant jusqu'à la corruption de partie sur seulement quelques générations de sims.

Je reconnais que de nouveaux types de gameplay ont également été ajouté dans cet opus au fur et à mesure des extensions, comme le système de tombeau dans Destination Aventure, mais généralement cela s'inscrivait mal avec le reste du jeu. Par exemple en ce qui concerne cette extension les vacances familiales étaient une chose au mieux très dure à gérer au pire juste impossible ; faire les donjons étant obligatoire pour avoir un visa élevé, cela combiné au monde ouvert qui obligeait læ joueur·se à gérer plusieurs sims dans des endroits totalement opposés tout en prenant soin de résoudre des énigmes en même temps.

Enfin vient le quatrième opus. Il est encore tôt pour le juger me diront certain·es, étant donné que d'autre DLC sont attendus, mais justement, le problème vient de là. Nous sommes habitués depuis le 2 à devoir racheter toutes les extensions du jeu précédent pour le nouveau (Les Sims Comme chiens et chats qui devient Les Sims 2 Animaux et compagnie puis Les Sims 3 Animaux et compagnie, de même avec le reste des extensions), mais maintenant il y a une grosse différence de paradigme avec les opus précédemment : le mode de distribution et d'achat. Désormais la plupart des jeux s'achètent directement en ligne, les DLC sont monnaie courante, les Sims 3 est sorti peu avant ce changement et était encore coincé entre deux monde, de véritable extensions sortait alors (ce qui n'empêchait pas la vente de DLC, mais ça n'était pas là que le plus gros du contenu était présent). Si on fait le compte, les Sims 4 — en comptant les extensions, les pack de jeu et les kits d'objets — a 31 contenus additionnels payants à ce jour (je rappelle que d'autres sont prévus), tandis que les Sims 3 n'en a eu 20 et les Sims 2 seulement 17. Le tout pour un contenu plus pauvre comparativement (des ajouts ont été fait mais beaucoup de choses manquent). Sans compter le fait qu'EA vende des DLC de DLC (un pack ajoutant des animaux, requérant un autre pack sur les animaux par exemple).

En plus des éléments manquants comme les créatures surnaturelles (certes il y a les vampires, les extraterrestres, les végésims et les squelettes bientôt, mais quid des loup-garous, des morts-vivants, du yéti, des fées, des sorcier·es, des génies, des momies, etc. ?), le nombre d'aspirations et de traits disponibles (dont seulement 3 caractérise un sim adulte, un nombre ridiculement petit) et qui rend au final tous les sims très similaires là où le système d'émotion (plus qu'inutile, la colère ou la tristesse ne pouvant plus être ressentie dès lors que votre sim a une maison quelque peu décorée par exemple) voulait les rendre encore plus uniques. De même les quartiers sont encore plus restreint que dans le volet précédent, impossible d'avoir un monde différent de celui qui nous est proposé de base sans avoir recourt aux mods. Le tout sans parler du système de collection, qui était déjà pénible dans les Sims 3, mais qui pouvait être allégé à l'aide d'une récompense qui affichait les collectibles sur la carte, récompense absente du 4, obligeant læ joueur·se à jouer à Trouvez Charlie plutôt qu'aux Sims.

Maintenant que les rumeurs d'un cinquième volet font surface je doute de plus en plus sérieusement de la qualité de cette future version au vu de l'évolution de la série. Il y a eu certes des ajouts plus que bienvenu, mais la machine à sous sans limite qu'est EA ne risque pas de changer de trajectoire tant que son système économique fonctionnera. Pour ma part, je rêve toujours d'un équivalent, si non libre, au moins plus respectueux de ses joueuses et de ses joueurs et où la créativité des personnes travaillant dessus pourrait être pleinement exprimée à nouveau.

Note : je me dois tout de même de reconnaître au quatrième opus un ajout très positif : la « personnalisation du genre », permettant de faire des personnes transgenres. Même si cela reste dans une optique de marketing, c'est une évolution positive (malheureusement noyée dans le reste).

Liste des jeux testés :

Le 11 Brumaire 228.

Licence Creative Commons

Accueil Retour